Ambitions pédagogiques

Nous avons nous-mêmes fait l’objet d’une attention pédagogique particulière à l’EPTP, avec des professeurs triés sur le volet et intéressés par nos engagements.  Alors que nous n’avions pas fréquenté le lycée, ou que nous avions « décroché » de l’école ou du lycée, l’EPTP nous a permis de passer le bac ou une équivalence pour entrer en faculté.

Lors de nos réflexions autour de l’ouvrage de Jean-François Zorn, nous avons abordé les questions pédagogiques, grâce à la présence de Loïc Chalmel, historien de la pédagogie, invité par Jean-François Zorn à notre rencontre de 2013. Le protestantisme a généré de nombreuses expériences pédagogiques (Célestin Freinet, Pauline Kergomard pour l’école maternelle, Jean-Frédéric Oberlin, Rudolph Steiner), où il était question de mieux accompagner les élèves ou les adultes, voire de les raccrocher à l’institution scolaire et au système éducatif, comme nous l’avions nous-mêmes été à l’EPTP.

Cette question du décrochage et de la réinsertion, qu’il s’agisse de la perte d’un emploi, de la prostitution ou de la prison, a souvent été au cœur du travail des pasteurs ou de la revendication de ministères laïques.

Parmi les sujets qui pouvaient être mis à l’ordre du jour de notre prochaine rencontre, une poursuite du travail avec Loïc Chalmel a été envisagée. Le décrochage scolaire est un problème crucial dans nos sociétés modernes, aux populations mêlées et où l’immigration depuis des pays pauvres tient une certaine place. Ces populations souvent reléguées dans des quartiers difficiles, passent à côté d’une intégration à la société française, dans le cadre d’un multiculturalisme qui serait source de richesse plutôt que de conflits.

L’école et les expériences menées en dehors de l’école actuellement, méritent toute notre attention. Nous sommes pour la plupart retraités maintenant, mais nous pouvons faire nôtres « à temps partiel » ces objectifs de réintégration de « laissés pour compte ». En particulier des jeunes enfants des écoles. Comment ? Pour commencer, en nous informant sur le sujet et les expériences en cours. En soutenant ou en accompagnant des projets d’étudiants ou de chercheurs de Loïc Chalmel. En participant à des expériences là où nous sommes, ou en en lançant nous-mêmes. Nous allons parler de tout cela lors de notre rencontre de 2015.

Une vidéo recommandée par Bernard Van Baalen à propos d’une expérience en cours à l’école pilote Alexandre-Dumas de Montfermeil : https://www.youtube.com/watch?v=QzFX2WEYiYI
Un élève coûterait 3 658 €/an dans cette école. Dans le public, il coûte 5 730 € en primaire et 9 670 € au collège.
Mais il faut quand même se poser des questions :
Tout élève du quartier a-t-il été admis ou y a-t-il eu une certaine sélection ? L’encadrement n’y est-il pas plus motivé ou plus doué que dans la moyenne des écoles ?

Toujours sur l’expérience de Montfermeil, Robert Lehmann nous signale la parution de :

eptp_150521_banlieues

Vous êtes invités à participer à la préparation de la rencontre de 2015 en réagissant dans les commentaires. Un autre texte complète celui-ci dans « Débats en cours ».

 JLS / mis à jour le 21-5-2015

Laisser un commentaire