Actualités

8 réflexions au sujet de « Actualités »

  1. Publier une année de Jubilé: remise des dettes, libération des esclaves, pardon partagé… une idée à mettre en pratique en Europe.

    Savez vous que sur 100.-€ accordés à la Grèce, 98.60€ sont consacré au « service » (euphémisme) de la dette… et 1.40€ restent en Grèce pour son fonctionnement: Ne parlons pas d’investissements.

    Le moulin à fric tourne entre le FMI, la Banque Européenne et les banques privées créditrices de la Grèce. Les grecs, comme les vaches qui regardent passer les trains, continuent à ne pas pouvoir manger ce qui ne pousse plus sur leur territoire.
    Autrefois industrialisé, le pays présente des friches gigantesques dans les banlieues. Bâtiments délabrés, publicités déformées, voiries lépreuses. Les « bonnes industries » ont été rachetées par les Allemands, les chinois, les multinationales (suisses aussi) et relocalisées soit dans les pays à moindre coût salarial, soit dans les pays du Nord, pour éviter les « doublons ». Les grecs sans fisc achètent des voitures allemandes, merci Mme Merkel.

    Les banques créditrices ont été renflouées par vos impôts (Too big to fail) mais ce sont leurs conseils d’administration qui ont accordé des crédits à des taux presque usuraires aux divers gouvernements grecs, de telle manière qu’ils soient dans l’impossibilité de rembourser.

    Nous autres « chrétiens conscientisés » nous nous sommes offusqués avec Gandhi contre les propriétaires fonciers indiens qui prêtaient de l’argent aux paysans qui vivaient sur leurs terres, en sachant que leur travail ne suffirait jamais à rembourser, et donc légalement pouvaient les contraindre à l’esclavage.
    La situation grecque est vraiment très proche, sauf que ce ne sont pas des individus, mais des gouvernements qui agissent de cette manière.
    Les banques reçoivent de l’argent de la Banque centrale européenne à un taux réduit, pour pouvoir le prêter à la Grèce à un taux élevé (jusqu’à 25%) sous prétexte d’un mauvais « rating » des agences « Maudis and Poors »…
    Comme la Grèce ne rembourse pas, les banques sont en manque de liquidité, et les gouvernements / les banques centrales nationales, puisent dans les revenus du fisc pour combler les déficits des banques (privées), et les banquiers se paient des salaires et des retraites « chapeau » monstrueuses,
    cherchez l’erreur !

    Et le cirque continue, poker menteur, menace de « grexit », sous entendus que les Grecs sont fainéants, corrompus, retraités trop tôt:
    Pas plus tôt qu’en France, pas plus corrompus que les politiciens qui « abusent de biens sociaux » ailleurs. Les malades meurent faute de soins et de médicaments, les retraités fouillent les poubelles qui sont de moins en moins garnies, les sans abris ne sont plus seulement les migrants clandestins, ce sont des familles entières qui vivent à la rue… « C’est pas grave, nous aussi dans nos belles années nous vivions dehors en Grèce » C’était en été et la misère est plus supportable au soleil, n’est-ce pas !

    Nos « représentants » (pas les miens en tout cas) dans les instances gouvernementales nationales et internationales peuvent hausser le ton, menacer, s’offusquer, déplorer, ils ne sont pas « sous le seuil de pauvreté » et leurs retraites sont garanties. De quelques partis qu’ils/elles soient, la pauvreté est un concept intellectuel, une donnée philosophique, une « cause à défendre » pour autant que leur prochaine élection ne soit pas menacée. Cela me rappelle les circonvolutions théologiques autour des béatitudes « Heureux les pauvres »: On ajoute « en esprit » pour ne pas parler de ceux qui sont dans le dénuement, et pourtant partagent le peu qu’ils ont encore…

    Alors n’oubliez jamais que le seul message important que Jésus de Nazareth est venu apporter est celui de la charité, du respect des dix paroles, et de la liberté de conscience.

    Le reste, élaborations ecclésiastiques pour se maintenir au pouvoir de la part d’un groupe privilégié… Le rabbi de Nazareth n’a jamais voulu créer une institution, il voulait justement s’en débarrasser pour que la « loi divine » soit respectée dans son intégralité, et sa simplicité comme pouvait l’espérer le juif le plus juif (citation du rabbin Jacquot Grunewald).

    Nous pouvons défendre un autre mode de fonctionnement, puisque nous savons que celui qui et en vigueur va s’écrouler tout seul. Cela demande du courage et des convictions qui dépassent nos capacités humaines, c’est donc possible si nous n’en restons pas à la protestation entre amis autour d’un verre consolateur, serait il accompagné du pain de la cène !

    En référence, le livre d’André Jufer: http://www.eptpaupresent.fr/paysans-refugies-et-multinationales/
    et cette illustration: http://bernardvanbaalen.com/2015/06/28/les-politichiens-mecoeurrent/

    Illustration

    Demain est un autre jour !

    1. Les relations entre Etats et établissements financiers sont nettement plus complexes et contraintes qu’entre particuliers. Bien des pays où la population vit dans l’extrême pauvreté pourraient prétendre à une remise de leurs dettes, alors que la Grèce pourrait largement rembourser sa dette avec l’argent placé en Suisse par ses citoyens les plus aisés et les plus fraudeurs. Sans parler du secteur florissant des armements maritimes, qu’il est de tradition en Grèce de laisser échapper à l’impôt. En France, la lutte contre la fraude a rapporté 20 Ma€ à l’Etat en 2014.

      La dernière échéance de remboursement de la Grèce était de 1,6 Ma€. Un jeune britanique plutôt audacieux, Thom Feeney, a exprimé son ras-le-bol des politiques et de leur posture en lançant un appel aux européens sur la première plateforme mondiale de crowdfunding, IndiGoGo. Trois jours plus tard, 64 000 personnes avaient déjà contribué à hauteur de 1,1 Mo€ : https://www.indiegogo.com/projects/greek-bailout-fund#/story
      Cette collecte ne couvrira probablement pas l’échéance de 1,6 Ma€, mais elle aura montré que la solidarité des particuliers est plus aisée à mettre en œuvre que celle des Etats, garants devant leurs citoyens de leur solidité financière, ne serait-ce que pour payer les retraites de la population.
      Lorsque la collecte n’atteint pas son but, les contributeurs sont remboursés. On aurait pu imaginer dans ce cas que l’argent collecté vienne en aide aux Grecs les plus durement frappés.

      Des actions plus modestes, ici à Agbodrafo, un village du Togo, sont également possibles : http://fr.ulule.com/developper-agbodrafo/
      « Les caisses villageoises que nous montons permettent à une population rurale qui n’a pas accès au système bancaire et que les instituts de microfinance ne desservent pas, de financer leurs projets d’entrepreneuriat et ainsi de générer de façon durable des revenus supplémentaires pour améliorer les conditions de vie de leur familles et pour investir dans l’avenir (éducation, santé, etc.). »

  2. L’Eglise protestante de France tient son synode national du 14 au 16 mai 2015 à Sète : https://www.eglise-protestante-unie.fr/actualite/synode-national-2015-1680

    Il y sera question de la bénédiction des mariages homosexuels, deux ans après l’adoption de la loi Taubira ouvrant le mariage civil aux personnes de même sexe.

    Comme le souligne « Têtu », « La journée de dimanche prochain 17 mai sera de toute façon particulière, puisqu’elle sera synonyme de Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Mais elle pourrait l’être davantage encore… » : http://www.tetu.com/2015/05/14/news/ce-dimanche-benira-t-on-les-couples-gays-au-temple/

    « L’Eglise protestante unie est la troisième Eglise de la Fédération protestante de France à s’exprimer sur le sujet. Il y a un an, l’Union des Eglises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL) a décidé de se donner plus de temps avant de trancher, et depuis 2011, la Mission populaire évangélique de France autorise la bénédiction des couples homosexuels. A la différence des catholiques, pour les protestants, le mariage n’est pas un sacrement mais le mariage civil peut être béni lors d’une célébration religieuse au temple. »
    http://www.lavie.fr/religion/protestantisme/l-epudf-pourrait-autoriser-les-benedictions-des-couples-homosexuels-13-05-2015-63244_18.php

    1. On ne nous donne pas le détail du scrutin, mais les couples homosexuels qui le souhaitent pourront en principe bénéficier du même traitement que les couples hétérosexuels. « Mais une telle bénédiction est bien une possibilité ouverte. Elle n’est ni un droit, ni une obligation. En particulier elle ne s’impose à aucune paroisse, à aucun pasteur. » : https://www.eglise-protestante-unie.fr/actualite/communique-du-synode-national-2015-a-sete-1785

      Il reste donc que si les pasteurs ne refusent pas leur bénédiction aux couples hétérosexuels, ils pourront toujours regarder ailleurs lorsqu’un couple homosexuel les sollicitera.

  3. Dans la partie « Photos, documents, liens », on aboutit à des liens vers des œuvres d’anciens épétépistes, écriture de livres (Yves Cabrol, André Herren, André Jufer), témoignages (Daniel Rochat), œuvres d’art (Alain Charra, Daniel Grobert), sites internet (Bernard Van Baalen).
    La possibilité y est ouverte de créer une page dédiée à un auteur et à ses œuvres. C’est ce qui vient d’être fait pour l’ouvrage d’André Jufer sur les multinationales, réflexion beaucoup plus large en réalité, témoignant d’un gros effort de synthèse, pour relier en leur donnant un sens, les aspects éclatés d’un monde qui sombre dans les inégalités et la violence.

  4. Le monde change, les chrétiens aussi, les compagnons de route (allusion aux amis du « parti » qui n’en étaient pas membres) et les institutions tentent de rester structurellement, en s’allégeant de ce qui leur permettait pourtant de communiquer (vendre leur marchandise !) c’est à dire les « frais de personnel »… Nos églises n’ont pas grand chose à offrir à leurs « clients » sinon des contacts humains. Comme l’EPTP autrefois, la faculté de théologie de Neuchâtel ferme ses portes en juin 2015. Pas vraiment faute d’étudiants ou de professeurs, mais faute d’objectifs motivants pour les budgets qui les font vivre.
    Former des pasteurs pour le milieu du 20 e siècle au 21e n’a en effet pas de sens: Connaître l’histoire de la théologie et de la dogmatique et comprendre les religions pour les faire mettre en pratique dans un environnement suranné et pourtant si sympathique ne correspond pas du tout à ce que peuvent croire nos contemporains.
    Une fois de plus, des « anciens » regretteront la fin d’une aventure pluriséculaire en référence à Guillaume Farel et peut-être lanceront-ils un site « FacNeuch au présent » pour essayer de comprendre ce qui ne marche plus…
    Si nous essayons de comprendre et de trouver une formule qui réponde aujourd’hui aux défis de la pédagogie de toute évidence maladroite (malagauche aussi !) , nous ne répondons pas encore au sujet qui devrait être transmis… Autrefois on disait « Le royaume » quand il y en avait encore. De toute évidence « la république » ne correspond pas du tout, et la « démocratie » a de telles casseroles à ses défenseurs (et frères)… alors faute de mieux, osons remettre en valeur ce qui a été au cœur du message de ce rabbin de Nazareth qui n’a sans doute jamais eu envie d’être messie, mais simplement un « fils de Dieu » comme vous et moi (Fille aussi) qui prend au sérieux « dix Paroles » qui sont autant de traces de paroles divines, tellement elles sont évidentes.
    Apprendre à être libre, juste, charitable, et curieux de tout pour regarder le monde lucidement et y apporter un peu d’espérance. Transmettre cette envie dans des cadres appropriés serait un objectif à partager, peut-être…
    (message repositionné par l’administrateur)

    1. La contribution de Bernard et le commentaire de Marc ont été déplacés dans cette nouvelle partie du site. On peut se demander si la fermeture de la fac de Neuchâtel ne constitue pas un évènement du même ordre que la fermeture de l’EPTP.
      Ce serait bien d’ailleurs, d’avoir davantage d’informations sur la fermeture de cette fac : que faisait-elle ? Et des liens vers des articles, ou la mise en ligne de coupures de presse, avec si possible, les arguments avancés par les tenants de la fermeture et par ceux qui s’y opposaient.

Laisser un commentaire